La transition énergétique et le réchauffement climatique

La transition énergétique constitue l’un des enjeux majeurs de la crise écologique. Pourquoi est-elle primordiale et incontournable ? Pourquoi nous concerne-t-elle tous autant aussi bien citoyens, professionnel aussi bien qu’industriel ?

Butagaz tente de répondre à vos questions au travers d’un triste état des lieux, d’un zoom sur le secteur énergétique et l’émission de gaz carbonique pour finir sur le champ des possibles et nos conseils pour participer à la transition énergétique, à votre échelle.

Transition énergétique : définition et constat

A l’heure actuelle, les scénarios optimistes envisagent un réchauffement climatique de 2 degrés d’ici 2100 et les plus pessimistes montent jusqu’à 5 degrés.

En apparence insignifiant, ces quelques degrés d’écart font toute la différence et une augmentation du réchauffement climatique de quatre degrés n’est certainement pas souhaitable. La transition énergétique permettrait de contenir le réchauffement à 2 degrés.

En un siècle, l’impact de l’homme sur la nature a bouleversé l’environnement. Nos modes de production et de consommation sont en cause, ainsi que nos choix énergétiques. Nos activités et nos rejets polluants deviennent problématiques, et génèrent des inquiétudes sur l’avenir de l’humanité et de son environnement. L’environnement se dégrade peu à peu irrémédiablement, et les dérèglements climatiques liés à l’activité humaine sont aujourd’hui observables.

  • Le premier effet à observer sont effectivement le réchauffement climatique causé par l’effet de serre. Selon le GIEC, on observe une répartition des précipitations modifiées, une diminution de la surface et de l’épaisseur des banquises et une augmentation du niveau des océans de 4 mm/an.
  • Ensuite, l’accumulation de déchets nocifs et toxiques souligne le caractère urgent de cette crise écologique. On observe ainsi une diminution du volume mondial d’eau potable par habitant avec une prévision à 50% de la population mondiale concernée d’ici 2030, ainsi qu’une pollution indéniable des sols : cette pollution engendre un appauvrissement et une diminution des surfaces cultivables.
  • Un autre enjeu de la crise écologique est la diminution de la biodiversité. La France a émis en 2017, 297 MtCO2 (UTCATF inclus ; France métropolitaine ; Citepa, 2019) contribuant ainsi à l’aggravation de la cause principale d’acidification des océans et donc à l’extinction de nombreuses espèces maritimes. Concernant les ressources naturelles limitées et selon le GIEC, d’ici 2150 il n’y aura sans doute plus de pétrole disponible, d’ici 200 ans, plus de charbon et d’ici 32 ans, pus d’uranium.
  • Le GIEC prévoit également des pénuries futures pour les métaux rares tels que l’or, le cuivre et le nickel. Toutes ces conséquences désastreuses ne découlent pas directement du réchauffement climatique, mais elles y sont de près ou de loin liées.

 

 

Sur le sol français, les émissions nationales de gaz à effet de serre comptabilisées dans l’inventaire national s’établissent à 466 MtCO2eq en 2017, soit une diminution de 15 % depuis 1990, mais une hausse de 2,6 % par rapport à 2014 (Gouvernement français, 2019).

Dans le dernier rapport sur l’état de l’environnement en France, il est relevé que la France avec ses seules émissions territoriales, qui s’élèvent à 4,9 tCO2eq/hab/an, dépasse le seuil cible de 1,6 à 2,8 tCO2eq/hab/an (CGDD, 2019b, p. 12). Un des outils souvent utilisé est l’empreinte carbone et elle atteint 749 MtCO2eq en 2017. Elle est constituée à 56 % par des émissions associées aux importations, donc les transports. Elle progresse par rapport à 2016 (Gouvernement français, 2019).

Le dernier rapport sur l’état de l’environnement en France souligne que l’empreinte CO2 de sa population liée aux importations est de 7,9 tCO2eq/hab/an.

 

L’énergie, premier facteur du réchauffement climatique mène à la transition énergétique

Les causes du réchauffement climatique sont multiples mais certains secteurs sortent du lot. En effet, parmi les secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre (CO2) on peut trouver l’électricité, gaz, vapeur ainsi que les industries et les ménages.

Mais comment produisent-ils ce gaz carbonique ?

Leur activité nécessite une grande consommation d’énergie, et souvent, celle qu’ils utilisent est l’énergie fossile. Autrement dit, leurs activités sont basées sur des énergies fossiles au lieu de puiser dans les énergies vertes qui sont produites grâce au soleil, à l’eau, le vent et la terre.

A l’inverse, les transports puisent leur énergie grise grâce au pétrole, source d’énergie limitée et particulièrement polluante.

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Source : Le Figaro 2017

Les autres secteurs les plus polluants sont les industries, lesquelles fonctionnent à base d’énergies grises comme le fioul, le charbon ou encore le gaz.

Une première solution consistait à promouvoir une réduction de la consommation d’énergie. En 2017 en Europe, l’industrie manufacturière a émis dans l’atmosphère 853 698 tonnes de CO2.

Cependant, cette solution nécessite des investissements parfois lourds (installer un système de domotique par exemple) pour des solutions non-pérennes et qui ne répondent pas aux enjeux de l’urgence écologique sur le long-therme.

Selon le rapport de l’EFESE (l’évaluation françaises des écosystèmes et des services écosystémiques), Répondre aux enjeux de l’urgence climatique passe par la transition énergétique et une telle transition s’appuie aussi sur une transformation de nos modes de production et de consommation

Du côté des modes de production, il est possible de

    • Réorienter les subventions aux secteurs productifs
    • Développer une fiscalité écologique, équitable et assise sur les principales pressions
    • Intégrer les risques liés à la biodiversité dans les décisions d’investissement public et privé

Aujourd’hui, des solutions de long-terme, viables et respectueuses de l’environnement se démocratisent et certaines sont mêmes supportées par notre gouvernement au travers de lois et de politiques d’aides aux développements des activités relevant les enjeux écologiques.

 

 

A quelle échelle pouvez-vous agir pour la transition énergétique ?

En tant que citoyen, les gestes écologiques du quotidien sont une bonne initiative, gage de volonté face aux enjeux du réchauffement climatique. Parmi ces gestes, vous pouvez :

  • Réduire vos déchets
  • Trier vos déchets (plastiques recyclables, cartons, verres)
  • Prendre des douches moins longues (et pas de bain, sauf si vous prenez un bain par semaine… et zéro douche !)
  • Prendre les transports en commun au lieu de votre voiture personnelle quand c’est possible
  • Manger local pour réduire les émissions lors de l’approvisionnement (et ainsi réduire la chaîne d’approvisionnement !)

Malheureusement, si vous êtes tout seul à agir pour un facteur avec un impact sur le réchauffement climatique si faible, le sacrifice n’en vaut pas la chandelle. En revanche, le poste d’émissions de CO2 le plus dévastateur pour la planète est la consommation énergétique, et quoi que l’on fasse, on aura toujours besoin de

  • Mettre notre nourriture au frais – utiliser un réfrigérateur et un congélateur
  • D’eau chaude pour notre douche
  • De se déplacer
  • De charger tous nos appareils électroniques

Installer ces panneaux solaires c’est rendre votre consommation et production énergétique responsable et participer activement au ralentissement du réchauffement climatique. Vous serez alors maître de vos modes de production et consommation et réduirez grandement votre empreinte carbone.

 

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